Le signe sur le front d’un enfant
Un signe couleur rouge
Et la main en lambeaux d’une fillette
Un grand signe au lever du jour
Le soleil en sang.
Le signe sur le front d’un enfant
Un signe couleur rouge
Et la main en lambeaux d’une fillette
Un grand signe au lever du jour
Le soleil en sang.
nous avons fuit dans la montagne
Avec beaucoup de peur au ventre
Et nos veines ont explosé
l’eau était nos larmes qui coulent
Et la nuit un cauchemar.
Je me tiens devant l’horizon
Dans la lumière du jour couchant
Ce jour là on verra les morts sur mon corps
La signature du mal
Je suis fatigué .
La guerre est fatale
On reprends les idées de la nuit
Et on en fait des nattes au vent
pendant sous les étoiles pétille l’espoir
Des vendeurs de sable et la poussière
donnent de voix.
Le char de guerre traverse nos esprits
Chaque fois que tu dort il grince des roues
J’entends encore les cris affolés sous mes pieds
Je vois des abeilles dans mes oreilles
Et mon coeur cours sur ma route
avant mon réveille et la nuit était longue.
Toutes les clefs des portes
de la Palestine sont perdus
Les portails sont fermés
Regarde le soleil couchant
Chaque veine de ton regard
reflète ta vie.
Une deuxième nuit est nécessaire
Pour qu’au moins nous nous relevons
Les gens ne dorment pas dans cette période
Comme s’ils étaient leur propre gardiens
Ils distribuent la bonne volonté
de côté de la nuit.
Ici l’aube est furtif
Les étoiles cours les horizons
La maison de la nostalgie reste silencieuse
L’oeil du soleil apporte le jour
Et la vallée s’éveille dans un drap de brume
Et les vents font tourner les esprits.
Ici la nuit est lourde
La lumière désaltère les ténèbres
dans un coin de la lune
Voici l’éternel recommencement
La visite du jour la course des étoiles
L’éternité a désertée les rues
Comme dans une débandade.
La maudite tempête arrive de l’ouest
Comme une furie
Mon cri n’est ni doux ni rassurant
La fermeté n’a pas ôté son idée de la montagne
Et j’ai vu les oueds déborder
des larmes et de douleurs.