La pluie du sud à ramener le vent
annonciateur de l’abondance
Pour remplir tous les récipients
les mares et les cuvettes
Elle donnera de l’herbe aux animaux
Et de l’eau aux cultivateurs.
La pluie du sud à ramener le vent
annonciateur de l’abondance
Pour remplir tous les récipients
les mares et les cuvettes
Elle donnera de l’herbe aux animaux
Et de l’eau aux cultivateurs.
Elle tombe et tombe
Dans un cercle fermé
Là où la terre n’a pas besoin
Il manque un équilibre
La plaine a soif.
Une pluie pas comme les autres
Pourtant une pluie attendue
Mais une pluie de larmes
le sel du corps de nos mères
Seules aux prises avec la misère
La douleur.
La place du marché
Appelle les marchants
Dans son corps le ventre d’une cité
Chacun achète où vend selon ses besoins
Il n’attend pas de train ni le taxi
Mais cherche la bonne affaire.
Les visiteurs transportent leur douleur
Comme un lourd fardeau
Leur nostalgie comme un reproche
ils s’enfuient de l’excès de la violence
Tantôt vers le jour tantôt vers la nuit.
ainsi à l’ombre du palmier
Au vent avec toutes ses saisons
passées au soleil chacun cherche sa direction
Toutes les questions son posés
Avec la paresse du temps .
A présent
Mon turban sur la tête
Ma gourde à l’épaule
Je passe près du puits en me disant l’eau est là
A côté un autre arbre qui pense à la pluie.
Cela a eu lieu
Sous l’arbre a palabre
Hier dans la nuit
Le sens et la moral se sont envolés
Comme le vent léchant les nuages.
Nous l’avons suivi comme du vent
La poitrine du jour nous le rappelle
Nous avons dévalé les plaines
Et parcouru les montagnes
Ah qu’il trisse de suive le néant.
Nous avons rassemblé la voix de chaque étoile
De nos regards
De notre désir
Des grands départ
Puis nous avons lancé un grondement
Un cri de désespoir .