L’oublie n’a pas de mérite
pour se flater
ni fils pour le défendre au marché
Nous les cousins de l’oublie
et ses amis de la misère nous le savons.
L’oublie n’a pas de mérite
pour se flater
ni fils pour le défendre au marché
Nous les cousins de l’oublie
et ses amis de la misère nous le savons.
Le jour est sur le départ
Il a distribué ses biens faits
a la terre et a la faune
Et les champs ont caché quelqu’uns de leurs délices
Pour ceux qui ont un champ.
Il se distrait de ma vie
Alors il jette des mots a mes yeux
Et de leurs venins il prépare un calice
pour les rapporteurs de mauvais goût
Il se distrait de mes nuits sombres
pour la mort de mon âme.
Il se distrait des vols de plumes
Pour oublier la nuit
La nuit des pleurs
Il se distrait en comptant sur ses dix doigts
Le temps de répit
Le temps de rêve.
C’est un autre regard
de la déchéance
Il ne reste que des lambeaux
La chute est visible
Tous ont le mal du coeur.
Lorsque tu fait du drapeau
des rubans en couleur sang
Des gouttes se sont envolée
La rivière des larmes a coulée
Entre ton regard et mon coeur
J’ai donné ma main.
Aux alouettes des étoiles des lunes
Qui brillent les yeux des passants
Aux étoiles des regards
dans l’obscurité de nos pensées
Une mémoire de nos ancêtres veille
La nuit comme un espoir suspendu
a nos désirs.
Chacun veut son calme
Sa maison son couloir
Et l’ombre de sa misère dort son enfer
Tous les vents le ramène a sa nuit noire
Dans le rêve d’un autre jour.
Aujourd’hui
A propos de mes cousins disparus
Il n’y plus de problème
Sauf quand je dort
Tous les souvenirs se rassemblent
Et la nuit s’agite.
Ta flute était-elle muette
Où étaient-ce tes doigts qui ne bouge plus
Tout au long de la nuit
Avec acharnement
que disent les étoiles
La mélodie de la nuit
pour un jour avenir.