Les jours sont restés loin derrière
et tous nous cherchent
Et nous oublie dans la poussière
Vers la fin ils courent un peu
Dans d’autres plaines.
Les jours sont restés loin derrière
et tous nous cherchent
Et nous oublie dans la poussière
Vers la fin ils courent un peu
Dans d’autres plaines.
La porte d’une nouvelle ère
ouvre sa poitrine devant nos yeux
un jour viendra le jour des comptes
le jour des retours
un jour viendra où chacun voudrait revenir
mais le jour d’avant hier court toujours
un jour viendra comme celui de demain
qui est déjà dans nos mémoires.
Nous ne savions pas qu’il y avait des mots
Mais qui flottaient dans le vent
Et parlaient chacun sa langue
La route n’était pas encore ouverte
Mais au fond de la vallée la gorge était ouverte
Nous n’avions pas de désire
Mais des souhaits.
Déjà quand nous étions au berceau
nous parlions de cela
Nous n’avions pas encore de repères
ni de regards à juste dire
Nous n’avions que des cris d’oiseaux
comme paroles nous le savions déjà
Nous flottions dans la matrice de nos mères
nous le voulions .
Chacun sait quand il est assis
Définitivement chaque arrêt
à son assise sa fondation
Une sorte d’encrage dans le passé où dans l’avenir
Mais il n’a pas de bouche ni de coeur pour me le dire
Son esprit voltige comme un voyage sans fin.
Il revendique le soleil
Dès que sa main touche l’horizon
La mamelle du jour le conduit
Vers la chambre close de son désir
Et chaque poitrine est la cible de son regard.
Le décompte est fait
Par l’égrenage de chaque étoile
Par le battement de chaque vent
Qui vont jusqu’aux confins des cieux
Par chaque oreille qui écoute
Par chaque mot dit.
Le commencement à gauche
de toute vérité de toute humanité
Là dans la partie visible de chaque matin
entre les regards et les désirs
Et tous les plaisirs soutiennent l’horizon.
Dans ce brouhaha du monde
on a oublier les dires des anciens
ils poussés rapidement les mauvaises graines
Avec des pétales rouges comme du feu
Chaque jour une calamité
Chaque heure une déception.
Je suis sûr
que le commerce sera lucratif
au dépend de nos vies de nos pleures
Les heures tardives de chaque désir
sont le roulement de la rouille
Acheter des consciences du troisième millénaire.