ⵢⵏⵏⴾⵎ ⴵⵏⵏ

La porte d’une nouvelle ère

ouvre sa poitrine devant nos yeux

un jour viendra le jour des comptes

le jour des retours

un jour viendra où chacun voudrait revenir

mais le jour d’avant hier court toujours

un jour viendra comme celui de demain

qui est déjà dans nos mémoires.

ⴰⴷⵏⵉ

Nous ne savions pas qu’il y avait des mots

Mais qui flottaient dans le vent

Et parlaient chacun sa langue

La route n’était pas encore ouverte

Mais au fond de la vallée la gorge était ouverte

Nous n’avions pas de désire

Mais des souhaits.

ⴰⴶⵎⴹ ⵏⵜⴼⴾ

Déjà quand nous étions au berceau

nous parlions de cela

Nous n’avions pas encore de repères

ni de regards à juste dire

Nous n’avions que des cris d’oiseaux

comme paroles nous le savions déjà

Nous flottions dans la matrice de nos mères

nous le voulions .

ⵜⵗⵎⵜ

Chacun sait quand il est assis

Définitivement chaque arrêt

à son assise sa fondation

Une sorte d’encrage dans le passé où dans l’avenir

Mais il n’a pas de bouche ni de coeur pour me le dire

Son esprit voltige comme un voyage sans fin.

ⴰⵙⵏⵜ

Le commencement à gauche

de toute vérité de toute humanité

Là dans la partie visible de chaque matin

entre les regards et les désirs

Et tous les plaisirs soutiennent l’horizon.

 

ⴾⵏⵏⴱⴷ

Dans ce brouhaha du monde

on a oublier les dires des anciens

ils poussés rapidement les mauvaises graines

Avec des pétales rouges comme du feu

Chaque jour une calamité

Chaque heure une déception.

 

ⴰⵜⴶⵔⴰ

Je suis sûr

que le commerce sera lucratif

au dépend de nos vies de nos pleures

Les heures tardives de chaque désir

sont le roulement de la rouille

Acheter des consciences du troisième millénaire.