Noir de nuit
comme la peur la honte
Fou le cheval de la nuit
il court court la lune
Et résonne le son de la terreur
Noir de peur comme le noir de la nuit.
Noir de nuit
comme la peur la honte
Fou le cheval de la nuit
il court court la lune
Et résonne le son de la terreur
Noir de peur comme le noir de la nuit.
Le vent se lève
venté par les bourrasques
descendues des montagnes environnantes
Et la poussière fait la couche du fond
comme une couverture de misère
Chaque oued étouffe.
C’est la nuit c’est le jour
le vent ramène les sons
et les chants des lointaines contrées
C’est le vent c’est la vie
chacun voudrait prendre part
à sa vie.
Ce petit souffle
qui siffle doucement les alizés
Sans cesse les feuillages des arbres
Insufflé dans le silence de chaque oreille
comme une nuit sournoise
qui chemine vers sa fin.
Nous n’ irons plus au rendez-vous
Un chant nous retient
un chant de la nuit
le crépuscule l’à retenu
Au fond du jour.
Nous irons à la fête
Tête dans les étoiles
Un chant de flûte à tonné dans la foule
et réveille la nuit
l’aube perdu et le jour avance
ouvert en nous
comme la trajectoire des étoiles.
La nuit des étoiles
en enfilade tire la voie lactée
De son sommeil
les oiseaux de nuit volent doucement
Et leurs yeux brillent la lune.
Dans le crépuscule de chaque jour
Sous l’ombre de l’horizon
Rien d’autre que ce que révèle la pénombre
Des silhouettes tour à tour
Selon la saison
Où la variation des vents.
Le rêve de chaque nomade
que la verdure s’ouvre au loin
que chaque horizon prenne sa robe
verte Tamiser de silence et des mares
Que le ruban des oueds déroule
son ondoiement au fil des regards.
Le jour apparaît
De toute la vie devant toi
Les plaines et les sommets
font leur plein de soleil
Et au vide de les accompagnés
le vent ramène les nouvelles
de la nuit prochaine.