Chaque jour tu te force
Là-haut dans mon esprit
à me donner la direction
Comme un guide
jusqu’à ce que mon regard efface le vent
Et enlève le ciel de mon horizon.
Chaque jour tu te force
Là-haut dans mon esprit
à me donner la direction
Comme un guide
jusqu’à ce que mon regard efface le vent
Et enlève le ciel de mon horizon.
Au plus profond de sa pensée
Il veille sur sa mémoire
comme un cyclone sur la montagne
Toutes les nuances descendent la pente
Chaque jour un rêve chaque nuit
un désire.
Tu es en prison comme
un aigle en cage
ton coeur ton esprit se meurt
Tes ailes symbole de légèreté
finiront dans les grilles
ta cage doré reste ta prison.
Mille matinées passent
des jours et de mois
roulent le temps
et la colère la misère montre toujours
son visage il manque un apaisement
dans les idées dans les esprits
le feu brûle toujours les campagnes.
Tendue vers la plaine
La migration commence
Veaux et moutons
aux avants postes d’une marche
vers la terre promise
des longues nuits et des jours
de recherche.
Volatiles obstiné
Encerclant l’horizon
L’oeil fixé au fond d’une vallée
Où s’abreuvant du lait des nuages
Elan vers une migration naturelle
sans retour vers la terre de naissance.
Tête qui tourne
Comme les vents de l’hivernage
des bourrasques
et même des tempêtes
dans l’esprit et des corps qui deviennent fou
fou de la nuit folle.
Jusqu’au bout de la nuit
L’émotion de chanter danser
Donner à la fenêtre son sens
Bras qui se lèvent têtes dans les étoiles
Comme des feuilles dans le vent.
Il y aura encore des matins
des soleils aux rayons en branches
Il y aura du temps pour les aubes et des crépuscules
Et des yeux éblouis par le regard des jours
et du monde dans sa multiplication
par ondes croisés.
Je parcours les ergs du ciel
Pas un seul obstacle
je perçois les lignes verticales
de chaque rayon
comme des routes pratiqués.