Les regards dans le noir
tous les coeurs sont malades
tous les espaces sont occupés
et chaque désert parle sa langue
de misère.
Les regards dans le noir
tous les coeurs sont malades
tous les espaces sont occupés
et chaque désert parle sa langue
de misère.
Il est descendu de la lune
à la recherche de la vérité
Il est blanc rouge
Mais toutes les routes sont encombrées
il cherche sa voie sa patrie
Il est jaune pas très grand
il veut la paix.
Chacun à l’esprit une vengeance
mais contre le manque de pluie
le manque d’herbages
le manque de l’eau douce
Le manque de perspectives d’avenir.
Le temps passe et les hommes
ne changent pas
ils prennent de la grandeur dans la folie
Le temps de la vie paisible est loin
loin de nos cités loin de nos repos.
La bataille des mots fait rage
Chaque mot un sabre chaque pensée
une flèche tirée a bout portant
Les esprits se chauffent
Chacun revendique sa part de sang
les mains sont sales les coeurs noir.
Plus étroit qu’un chemin sans issus.
Nous sommes partis pour un voyage
Nous sommes partis une vie
La traversée est longue
Chaque lune un bon une douleur
Tous étaient sans billet de retour.
Une tombe deux tombes
Un silence des pierres qui pleurent
Le sol ingrat de chaque emplacement saigne
des vies arrachées sans raison
Beaucoup d’âmes errantes
des gémissements de chaque tombe
de toutes les tombes.
Les lignes sont défoncées
les chemins embrasés
les esprits enflammés
Les coeurs démontés
les maisons en feu
Tous est en deuil .
Dès les premières lueurs Nous sommes partis
Nos ombres tiennent la route
Et la pénombre derrière la nuit
La lumière est dans nos coeur
pour le but à atteindre
le pâturage au bout de la plaine.