Les assises chaque donne de la voix
chacun dit sa vérité
mais au-delà de cette vérité
la réalité est autre
la cacophonie la désillusion
on ne croit plus aux mots
ni aux phrases.
Les assises chaque donne de la voix
chacun dit sa vérité
mais au-delà de cette vérité
la réalité est autre
la cacophonie la désillusion
on ne croit plus aux mots
ni aux phrases.
Aux yeux des nomades
chaque hivernage une fête
la fête de l’eau de l’herbe grasse
les troupeaux en bonne santé
qui disent la richesse nomade.
La nouvelle tombe
La horde est aux portes de la paix
chacun s’empare d’une gorge
d’un pieds et des yeux de tous.
Sur la montagne des corbeaux
les voix s’élèvent
chacun croie détenir la vérité
tous parle la nuit pour le jour.
La traversée fut rude
les dromadaires ricanaient
et les hommes pieds nu
marchaient pour un long voyage
Le sable et les dunes accompagnent
le mirage qui flottait dessus les têtes
et l’eau n’est abondante que dans les rêves.
Apprendre par vie
la vie des étoiles
la vie des cités
la vie de la maison
Apprendre à être juste.
Il cherchait le fou de la tribu
il disait ce que les autres pensent
il crie sa vérité la vérité
il était marginale mais libre dans sa tête
il chantait l’hymne des pauvres.
Les écrits et les écritures
de la vallée sur la dalle du pieds
et sur la tablette de la tête
écrites toutes en langue ancienne
ici repose Amamalene là
Antara pour le souvenir de notre passé.
Je témoigne ils témoignent
Chacun sa langue chacun son soleil
je témoigne la misère de mes regards
Vous témoignez de vos désirs
mal placer chacun veut ma vie
chacun veut ta chamelle
et tous nous voulons la paix.
Des fleuves et des mares
de rives et de berges
les eaux débordent
les larmes coulent
et les vents les transportent
loin dans les souvenirs.