Le souffle de l’harmattan
souffle les soucis
Les boeufs se tiennent la tête
et les brebis se noient dans le mirage
rien ne va plus les chameaux à l’assaut
des dunes et les jeunes restent paresseux.
Le souffle de l’harmattan
souffle les soucis
Les boeufs se tiennent la tête
et les brebis se noient dans le mirage
rien ne va plus les chameaux à l’assaut
des dunes et les jeunes restent paresseux.
Les chercheurs cherchent
et les pauvres creusent
chacun dans son domaine
Le cabri saute et le renard guette
et la voie du milieu est perdue .
Le rêve est
la paix la bonne entente
le vivre ensemble qui à donner
la cohabitation des peuples
depuis la nuit du temps.
La peur pousse
et gonfle les fleuves
la peur cogne les coeurs
des pauvres seul les tyrans
s’en sortent bien.
L’orage gonfle mes poumons
La rage déborde les lits des rivières
toutes les tempêtes se réunissent
dans mes entrailles
tout le sable des dunes est sur mon dos
je suis las et en colère.
La sécheresse fait rage
chaque buisson
chaque contour de dune
chaque rude de sable
souffrent de soif
et les ânes pleurent les pluies
qui n’arrivent pas.
Se souvenir
avoir les yeux ouverts
Des souvenirs qui claquent le vent
de nos mémoires
se rappeler des jours des nuits
et surtout des époques
de grande joie qui ne sont plus
que des rêves.
L’entrée étouffé
Toutes les issus bouchées
Les gorges coupées les portes à l’envers
Les portails à l’abattoir
les poumons minés
des bombes dans toutes les directions
un grand cauchemar
pour les pays en guerre
un clavaire pour les populations.
La frontière commence
à l’endroit où ma liberté
prends pieds
de l’autre côté de mes désirs
là où l’herbe est grasse
Si vous vous souvenez le chameau
ne connait pas de frontière.
La couleur de la colère est rouge
noire suivant les coeurs
rarement blanche quand elle sort
de la bouche d’un sage
elle casse la montagne
pulverise la dune
et fait chanter les armes.