Le voyage
les voyageurs déjà dans la tête
les bagages la distance
et les points d’eau
un puit une route
et des bonnes chaussures.
Le voyage
les voyageurs déjà dans la tête
les bagages la distance
et les points d’eau
un puit une route
et des bonnes chaussures.
Ils prennent leurs cous a leurs talons
chacun fuit sa peur
chacun ouvre sa nuit
mais le bruit de la guerre
reste et bourdonne la tête
une grande tempête dans le coeur.
Tous les écrits de nos mémoires
les souvenirs de nos vies
les histoires de nos campagnes
s’envolent au vent au feu et à la colères
des fous de dieu cela qui se disent
conservateurs cela qui nous tuent
et prennent notre dignité
et volent notre fierté .
Le vertige l’emballement
des dires le chaos
toutes les têtes de la nuit
à l’envers le jour à l’arrêt
voilà une de grandes modes
de la marche du monde.
Des soupçons des nons dits
Des histoires des contes
Le jour dissimule la nuit dévoile
chacun va de sa version
la lune montre son sourire
et le soleil interdit son corps.
Des souvenirs plein les yeux
le vent le disait et l’horizon le confirmait
des époques des saisons
des coutumes des cultures
toutes ensablés dans les dunes
de nos mémoires et même
les nuages font un détour.
Les rapporteurs disent
chaque esprit est sujet
à polémique chaque mot une histoire
chaque deuil une douleur
chaque jour un espoir perdu
vous êtes fatigué nous sommes fatigué
mais où est la paix .
Les salutations au jour
à la pluie n’enlèvent rien au désir
d’un moment plus joyeux
toutes les pluies avenirs manque déjà
à notre bonheur.
L’eau manque
l’eau coule les larmes du monde
L’eau est bleue comme la couleur du ciel
dans les océans elle fait des vagues
et dans le déserts le mirage fait miroir.
Ils cherchaient de l’ombre
sous un buisson en feu
aux épines tranchantes et pointues
ils cherchaient de l’eau aux abords
de leur fatigue le rêve et le désir
déjà noyés dans le mirage.