Le passe temps des grands
nous ridiculisés nous poussés
au bord de l’oued
chacun d’eux vois le monde à travers
sa poche ses intérêts.
Le passe temps des grands
nous ridiculisés nous poussés
au bord de l’oued
chacun d’eux vois le monde à travers
sa poche ses intérêts.
Le désert avance
et les belles saisons reculent
les dunes le sable engloutissent la vie
et le vent leur moulin fait son travail
sans relâche même les roches le disent.
Les tête explosent les bus brûlent
des bras des pieds font les balises
des routes les sentiers coulent
et les puits tarissent
les mémoires oublient et les souvenirs
pleurent comme des pluies diluviennes.
Tous sont fatigués
les ânes les brebis le disent
il fait chaud il n’y a plus d’herbe
L’eau est rare le ciel est très haut
et l’attente est grande.
Le rêve de chacun est de vivre
vivre dans la dignité vivre
dans l’amour
vivre tout cour la vie digne d’un humain.
Le voyage est prévus
pour la marche des pattes des sandales
chaque sentier attend ses visiteurs
chaque vallée fait des adieux
pour un retour prochain.
Les colons bâtissent
défrichent et chassent
les résidents un par un ils déguerpissent
comme des lapins traqués
ils ont pris nos terres
les tombes de nos pères
et même les jupes de nos mères.
Des souvenirs
des images des belles images
la beauté de nos contrées
la verdure à la saison des pluies
notre beauté a nous
un oued verdi
un chameau blanc
et quelques brebis bien nourrit.
L’échange des idées
d’attentes et des désirs
ne change rien au chaos
chacun tire de son côté
un tire sur corde l’autre
sur la pelle et ceux qui tirent
des coups de feu.
Les témoins sont tous là
les coeurs les regards les yeux
et même les bouches ouvertes
tous sont témoins mais aucun
n’a le pouvoir de réagir
des spectateurs de la déchéance .