Il l’on but leur soif
leur douleur dans un puits sans eau
Sur les remparts de leur mémoire
la faim à égorger leur désir
comme des petits lapins dans un cage.
Il l’on but leur soif
leur douleur dans un puits sans eau
Sur les remparts de leur mémoire
la faim à égorger leur désir
comme des petits lapins dans un cage.
L’apparition du soleil ferme
nos yeux sur les ténèbres de la nuit
et loin dans nos mémoires le jour des bons souvenirs
montent la garde dans notre esprit
et le vent de nos désirs effleure nos regards.
Dans nos prières les mots
nous manquent pour la bonne parole
il nous manque le fil conducteur
le bol de lumière et l’amour qui conduira nos voeux.
Des phares au loin
des incendies des braises
et beaucoup de cendres
des cadavres d’animaux et des stèles
qui marquent l’emplacement d’une tombe
encore des feux dans nos coeurs dans nos esprits
des violences d’avant hier des bombes et des mines
qui sautent nos désirs nos souvenirs.
Des envies des désirs
tournent l’esprit des nomades
le rêve d’une pluie le rêve d’un oued
verdoyant aux abords de la plaine
de télémsi les chamelles à l’ouest
et les brebis à l’est.
Les frontières sont franchies
L’esprit divague l’âme est malade
Et le corps est fatigué
tous les issus sont fermés
pas une lumière a l’horizon
tous on le regard dans le noir.
réflexion faite
Le veau reste à la bergerie
le lièvre dans le buisson
et la rivière sèche se tait
seul mouvement le vent qui
voyage sans bagages.
La commission siège
et chacun disait où est la route
où est ma part tous
pensaient à la dure saison
l’eau était rare et les pâturages
brûlés par le soleil
on a soif disaient les chèvres.
Les aidants ils sont nombreux
qui donnent la main
qui donnent de leur temps
qui sacrifient leur santé
où leur sécurité.
Donnez leur la bouche
Et la route pour leur salut
loin de vous loin de nous
il cherche leur jour leur victoire.