ⵏⵏⴶⵂⵏⵏⵜ

Le regard perdu

la moue d’un saule pleureur

les vaches broutent la paresse de nos désirs

très longue la journée avec ses ombres de géant

tous attendent la chèvre la brebis

tout le monde est à l’école de l’ignorance.

ⵜⵎⴹⵏ

Ils sont nombreux

les bergers du vent

le soleil les conduit la poussière

les poussent dans le ventre des plaines

vident une goutte d’eau leur rêve

qui n’est jamais réalisé.

ⵜⵎⴾⴵⵜ

L’engloutissement

des poches vides des bouches ouvertes

et des trous dans les estomacs

la terre mange les horizons avalent

Chacun va de son instrument

la pelle le sac et le tonneau

tous vident il faut les remplirent.

ⴰⵎⵏⵂⵉ

Les regards se croisent

les mots volent les vents

et la poussière forme des nuages

de mensonges tous attendaient

la paix où l’annonce d’un semblant de paix

mais rien que la déception.

ⴰⴱⵏⵏⵈ

La poussière dans les yeux

dans la bouche la course

est entamée

un vol à l’arracher un bombe mal

placée des en l’air ils continuent d’avancés

des yeux pendues ils regardent

les fonds noirs.

ⵜⴵⵎⵔⴰ

Les chômeurs gardent le mur

l’ombre des acacias

ils sont grand et fort mais

nonchalant ils dans leur démarche

ils attendent toujours qu’une solution

tombe du ciel mais pour eux le ciel est haut.