Le passage du nord
des horizons des pleaines vident
des feux des flammes
du sang des pleures des fuites
le sauve qui peut sans eau et sans montures
des morts des morts.
Le passage du nord
des horizons des pleaines vident
des feux des flammes
du sang des pleures des fuites
le sauve qui peut sans eau et sans montures
des morts des morts.
De retour au départ
les choses changent
des grands voyages au débarquement
les bagages sont différant
il y a ceux qui attendent et ceux
qui fuit vers l’incertitude.
Ils bâtis le pavé
la route qui mène au palais
ils sont descendus la marche du pouvoir
Le trône casser et l’emblème du pouvoir brûler
des cris des cris des colonnes interrompus
scandent le mot tabou.
La débandade les hommes courent
le feu s’allume les balles sifflent
des morts des morts
des têtes des tripes des sandales
la trace d’une horreur la peur
s’installe dans les esprits.
Sous chaque pierre
une douleur une blessure
sous chaque pierre des pleures
la tête d’un enfant
toute la montagne est devenue
un cimetière a ciel ouvert
la peur toujours au sommet.
Les tempêtes soufflent
le vent descend les collines de nos esprits
vers des montagnes a l’orée de nos désirs
et nous ramène des nouvelles des grands espaces
de nos âmes ils ont soif il faut boire .
Les portes s’ouvrent sur des charniers
des yeux et des estomacs
le regard se porte sur la tête d’un bébé
sans corps sa mère en lambeaux
de l’autre côté de la porte
horrible vision de l’enfer.
Elles descendent les chemins
le long de nos mémoires
par chauffe et par colère
elles creusent nos esprits par de pioches
des déchirures dans nos coeurs
elles plombent nos désirs et tuent nos enfants.
Le cour et la course
descendre monter de la montagne
courir et fuir la faim la guerre
dire et revendiquer son droit
de vivre donner au vent sa monture
et les écrits de sa tribu.
Une petite fenêtre ouverte
sur un espoir qui tarde a venir
un espoir très maigre
et qui devient presque impossible
à atteindre ou à attendre.