Le plaisir et le désir
prennent la place
et les chamelles blatèrent
l’envie et l’espoir se bousculent
dans l’oued il manque toujours de l’eau.
Le plaisir et le désir
prennent la place
et les chamelles blatèrent
l’envie et l’espoir se bousculent
dans l’oued il manque toujours de l’eau.
La brousse est malade
la route éternue
la plaine vomi sa poussière
la fièvre fait rage dans ces plateaux
où chacun a peur même de son ombre.
Les pauvres attendent
la misère et rêvent du ciel
du jardin de délices
ils ont tous un souhait que leur condition
change et manger à leur faim.
Le désert à soif
il fait chaud il fait sec
le désert manque de l’eau et de rosée
il manque de forêts
d’herbe haute
il est abandonné a son sort
le ciel s’éloigne de plus en plus.
La montagne est plate
la vallée haute
les oueds aérienne
le vent en cage et les oiseaux
marchent a quatre pattes
c’est la marche du monde
aujourd’hui.
Les regards scrutes les environs
on cherche on désir
tous les horizons sont vident
les traces de poussière trace des routes
il manque de l’eau la sécheresse fait rage.
La transhumance bat son plein
la brousse produit des nuages de poussière
les cris des animaux des hommes et des bergers
Tous vers une destination là où l’herbe est verte
Les plaines se pourvoient en hôtes.
Le désert
tu l’a vu a genoux
et je l’ai vu démembrer
suffoquant et malade
il respire mal
et se réveille fatigué.
chacun écrits son histoire
par la plume par des mots
par le sabre et d’autre par un grenier plein
la moisson des mots fait rage quand on débat
les phrases s’étirent comme des cordes
qui accompagnent le vent.
Le désert bouillonne
claque et déchire les esprits
le gronde et pleure les incendies
le désert comme une lame d’acier
se dresse devant qui veut l’affronter
le désert est aride il ne reste que les larmes
pour humidifier les terres.