Les bergers cherchent
les chèvres broutent
les chamelles boivent
les plaines dansent
la pluie manque.
Les bergers cherchent
les chèvres broutent
les chamelles boivent
les plaines dansent
la pluie manque.
Le brouillard tire ses voiles
la brouille creuse ses puits
tout est brouillon tout manque
de visibilité le sable coule
et s’enlise la paix et l’espoir
dieu assiste nos douleurs.
La bataille fait rage
la bataille contre le démons
la bataille contre les mauvaises langues
la nuit est longue le jour sombre
les mots fusent et les esprits s’échauffent
qui à tort qui à raison.
La fièvre chauffe les fours
les corps brûlent les coeurs pleurent
Sur chaque foyer un mirage plane
dans chaque regard une peur
la peur de succomber au mal
qui se faufile dans l’air de chaque rue.
Chaque jour la fin d’une vie et le début
d’une autre chaque nuit les mêmes
gestes la même respiration
chaque jour un monde ouvert à tous
les pronostiques fidèle où pas
et l’autorité supérieur garde le même fil.
Ils sont fatigués les pâturages
L’eau abonde par son absence
les chèvres boudent la plaine
et les brebis appellent le berger.
Nous vivons pour voir
nous vivons grandir
Tous ces espoirs nous les vivons
nous les voulons
nous attendons que le ciel nous
donne la permission de vivre.
Les risques sont grands
les résultats maigres
les attentes déçus
la paix bafouée
il manque un esprit
celui de là- haut.
Les assises du grand débat
les autorités de la plaine
les dirigeants du vent
les conseillers de la poussière
tous sont réunis au palais
de la déroute au pieds
de la faillite .
La vrais guerre est celle
qu’on mène contre soit
contre ses appétits contre sa gourmandise
des avoirs et de pouvoirs
Chaque coyote cri sa part
chaque corbeau s’habille en noir.