Mais qui sont-ils d’où viennent-ils
du vent des étoiles de nul part
mais qui sont-ils
Ces hardes ces groupes
viennent-ils du tonnerre
de la pluie où des tempêtes
mais qui sont-ils
les vendeurs de peur de la mort.
Mais qui sont-ils d’où viennent-ils
du vent des étoiles de nul part
mais qui sont-ils
Ces hardes ces groupes
viennent-ils du tonnerre
de la pluie où des tempêtes
mais qui sont-ils
les vendeurs de peur de la mort.
chacun prie son coeur son son âme
chacun prie le ciel pour sa nuit
chacun prie la vie la nature
et tous attendent l’éclair et le tonnerre
pour arroser ses désirs.
L’étonnement enveloppe les esprits
Le vertige enflamme les regards
et les coeurs battent la chamade
une côte de colère un pied de marche
et une grande nuit de brouillard
il fait nuit le jour et il fait jour la nuit.
les temps sont durs
les jours s’affolent
comme la bave des volcans
les nuits boudent dans les ténèbres
qui les conduisent au noir
dans les esprit comme dans les coeurs.
Les attentes et les retours
retour du temps qui passe
les attentes dans l’impatience
les lunes vont et les soleils reviennent
les mots fusent et les chagrins pleurent
l’avant hier revient demain
et aujourd’hui redoute les tempêtes
des jours avenirs.
Les montagnes boudent
la dune pleure et ciel nous tombe déçu
la plaine court et l’acacia s’allonge
la colère chauffe et les oueds se dressent
voilà un jour noir.
L’horizon inquiète le ciel
la maison soupçonne la rue
la justice oublie le juste
la pluie marque le terrain
et l’enfant dénonce l’adulte
le soupçon est devenu la marque
de tous.
Kidal la rebelle
par sa chaleur par sa soif
par son isolement loin dans les rocailles
loin dans l’agonie perdue dans le chaos
loin dans l’ignorance et le manque d’éducation
loin très loin des routes des pistes goudronnées
kidal referance d’un féodalisme arriéré.
Les rochers plaident la peur
ils tremblent la montagne
La peur soulève les vents
et les sabots des vaches
et les chamelles tirent
la corde de la plaine.
La fièvre brûle les mots
et les phrases bouillonnent
les jours deviennent des nuits
la fièvre frappe les genoux et les reins
et oreilles bourdonnent la douleur.