La peur gagne les foyers
les esprits et les rues se replient
comme en retrait
les eaux murmurent tout doucement
chaque groupe se pose la question
où est l’humanisme où est le convivial
de jadis.
La peur gagne les foyers
les esprits et les rues se replient
comme en retrait
les eaux murmurent tout doucement
chaque groupe se pose la question
où est l’humanisme où est le convivial
de jadis.
Les fêtes dansent les nuits folles
des célébrations
comme les maîtres des tambours
les maître de cérémonies devant la nuit
chacun donne de la voix.
La montagne coule
la dune éternue et l’oued se prend
la tête le fleuve se fige comme pris
d’étonnement et l’acacia boude
des temps durent pour la lune.
Le désir est plus fort que la nuit
plus fort que la douleur
et plus fort que l’amour de liberté
le désir est dans la tasse du jour.
étranger dans son corps
dans son esprit le souffrant
gémit il se révolte
et s’autorise tout
tout est la faute des autres.
Le voyage de nuit
les fils de l’horizon tirent Jérisalem
Médine devant et la maison de dieu
sur la lune les étoiles filent
les nuages à l’arrêt comme des montagne
et le phare est devant.
Lettre ouverte à toute la nature
les sauterelles les hirondelles
et le vent du sud
par l’ombre de la montagne
par le voile de la nuit
nous faucons de la plaine
nous dénonçons les vautours.
Malade les rives du Sahara
les dunes éternuent la poussière
le sable s’étale et les plaines s’endorment
comme des nuits de deuil
tous les oueds ont mal à tête
et les ânes aussi.
La nature est le jardin de dieu
les légumes les fleurs y poussent
les arbres et l’herbe y poussent
le rivières les fleuves arrosent
nos parterres et nos coeurs
les fruits sont l’espoir de demain.
La fièvre fait rage
les chamelles toussent
les acacias éternuent
et les hommes vomissent leurs coeurs
les yeux gonflent.