La jungle frétille
avec tous ses craquements
et ses bruits de nuit les grillons
et les oiseaux au concert de la journée
chacun cherche sa place sur la tapis
vert dans les cimes.
La jungle frétille
avec tous ses craquements
et ses bruits de nuit les grillons
et les oiseaux au concert de la journée
chacun cherche sa place sur la tapis
vert dans les cimes.
Les rapporteurs disaient
leur vérité la vérité des mots au vent
ils rapportaient des contes
des histoires à dormir à genoux.
La marche
ils vont et viennent
ils dansent et chantent
ils pleurent aussi
les bergers de la souffrance
de la pauvreté
ils nombreux les marcheurs a pieds nu.
Le vent joue au cache cache
avec les étoiles et les souffrances
aussi joue avec les pauvres
et la misère les encourage
quel drôle de jeu.
Le monde est malade
la vie souffre
l’oued pleure
et le marigot suinte
des migraines des morts
de rages de dents il n’y a plus
que désolation.
Indignons nous crions
pleurons et chantons la victoire
sur toute forme d’injustice
sur toute forme de pauvreté
sortons du confinement de l’esprit
ouvrons nos yeux le monde va mal
laissons l’aptitude de la girafe qui regarde
de haut la terre.
La question poser au monde
que veut-il ce corona 19 la part perdue
où le manque à gagner
il secoue les grands et les petits
sans ménager son souffle ni sa méthode.
Je suis peiné touché
je suis indigné de la marche du monde
dans cette course effrénée
où chacun veut engloutir le maximum
où est notre dignité notre amour
où est l’humanité.
Les oublies
il l’on oublier sur le chemin
dans sa case au fond du ravin
il l’on oublier parce qu’il n’est beau
il est sale malade et il à faim
il l’on oublier parce qu’il est du bas.
Le vent débandade la nuit en marche
et le jour à l’arrêt
la plaine plie ses pans
et l’acacias perd ses épines.