Ils jeunent les croyants
ceux qui espèrent avoir
un mérite dans l’au-delà
ils jeunent le jour et la nuit ils font la fête
drôle de décalage.
Ils jeunent les croyants
ceux qui espèrent avoir
un mérite dans l’au-delà
ils jeunent le jour et la nuit ils font la fête
drôle de décalage.
Ils l’ont voulue ils l’ont attendu
ils l’ont signé la paix
mais elle court vite elle est difficile
à apprivoisée difficile à donnée.
Le grands de se monde
oublient les petits
cela même qui font leur pouvoir
les grands sont grands
et les petits sont toujours petits.
La fièvre gagne les yeux
la bouche et même les chaussures
la fièvre tousse le nez
et suffoque les poumons
la fièvre chauffe les foyers
et tous sortent les pieds devant.
l’empressement de la vie
nous conduit à la course
la course folle
à la course sans préparation
l’impatience de chaque moment
est visible.
l’heure
l’heure des comptes
des dires et des causeries
l’heure des conclusions
l’heure de la comptabilité.
La terreur claque les flancs
déchire les coeurs et prend
nos vies en otages
la terreur explose nos esprits
il n’y a plus de nuit paisible.
Ils ont volé notre conscience
notre dignité
ils volés notre humanité
ce sont des voleurs des masses
des voleurs de vies.
Ils sont amoureux les nomades
amoureux des prairies vertes
de la pluie et mares pleines
ils sont amoureux comme
les chèvres des herbes folles
et des branches des acacias tortueuses.
L’amour guide nos désirs
l’amour allume nos coeurs
l’amour est le palais de dieu
don les étages sont dans les cieux
l’amour est la lumière qui ouvre
les chemins de travers.