Les oiseaux se cachent pour mourir
les horizons se plient
et les nuits animées
les vents ramènent des échos
du lointain boulevard des assises.
Les oiseaux se cachent pour mourir
les horizons se plient
et les nuits animées
les vents ramènent des échos
du lointain boulevard des assises.
Les acteurs jouent chacun sa partition
on déclame on suggère
on donne des directions
tant tôt a gauche tant tôt a droite
la morale la coutume et l’éthique
tous pleuvent en désordre.
Les assises se tiennent
dans la tête de chaque groupe
l’horizon est invité et le soleil
à la place du milieu.
La misère est toujours presser
d’étouffée ses victimes
par son allier la douleur
et l’isolement qu’elle conduit
la misère est triste et manque de pitié.
Chaque nom porte un sens
une couleur et la valeur de celui qui le porte
écrit dans les étoiles et transporter par les vents
chaque nom un lieu chaque chaque lieu une histoire.
Savoir c’est entendre comprendre
C’est lire dans les vapeurs de l’esprit
avant qu’il ne pleuve les mots
avant le ciel s’assombrisse
c’est donner à la mémoire un sens.
écrit sur la falaise
ça reste un souvenir
écrit sur le sable de la dune
le vent l’emporte à qui veut le lire
le tifinagh une écriture ancienne
faite de traits des ronds
la trace de nos anciens.
Le pardon est voie blanche
du ciel la route vers le coeur de chacun
le chemin vers sa propre dignité
le pardon est grand parce qu’il
va vers dieu.
Le jour s’excuse auprès de la nuit
la lune bénie le soleil
et l’océan dit bravo à la rivière
la dune fait des éloges à la montagne
comme la plaine dit merci au vent.
L’indépendance des regards
et celui des esprits
passe par la liberté
la liberté qui n’entrave celle de l’autre
la liberté des horizons et des étoiles
la liberté d’avoir juste un espoir.