Celui qui s’exerce à chanter commence
Par le chant de sa mère.
Celui qui s’exerce à chanter commence
Par le chant de sa mère.
Je suis étranger à mon désert
Des que le désert s’étale devant mes yeux.
Les larmes d’un vieux charrient plus
D’émotions que les pleurs d’un enfant.
Le désir des bergers ne change en rien
La volonté de dieu
Comme le voyageur ne peut dévier la trajectoire de la lune.
Celui qui n’a pas de limite
Est arrêté par la limite de l’autre.
Les poètes mystiques essayent de saisir la vérité
De l’amour l’amour de l’amoureux
Et les mystères du coeur dans sa nostalgie.
La faim est l’ennemi de toute nation
et le déclin de tout un peuple
C’est l’agonie sous forme de fatalisme
Et la mort sous forme de crime.
Si la nuit voile la lumière pour les yeux
L’âme elle peut toujours la toucher.
Est-il juste que la femme
Soit inférieure à l’homme
Pour satisfaire son égo.
La main qui donne est toujours supérieure
A celle qui reçoit
Un mendiant ne peut rien exiger de son bienfaiteur.