Qui me vendrait une belle âme contre un kilo d’or
Qui me prendrait toute ma pitié contre un instant d’amour
Qui me donnerait un esprit lumineux contre toute ma liberté
Qui pour une justice me dira qui est demain.
Qui me vendrait une belle âme contre un kilo d’or
Qui me prendrait toute ma pitié contre un instant d’amour
Qui me donnerait un esprit lumineux contre toute ma liberté
Qui pour une justice me dira qui est demain.
Depuis mes premières ballades j’ai contemplé une chose
extraordinaire le jardin de la nature
Un trésor qui ne peut s’acheter ni avec de l’or ni avec du diamant
Une chose que les larmes de dieu arrosent en automne
Une chose que l’hiver ne peut geler
Une chose qui est unique que le printemps nourrit
Et l’été embellit
C’est la beauté des fleurs qui reflète la douceur des cumulus haut dans le ciel.
Les coeurs rapprochés dans la souffrance et la douleur
Ne se séparent pas
L’amitié tissée dans le chagrin est plus forte que la tristesse
l’amour qui est lavé de l’eau du coeur demeure pur et sacré.
Si le printemps me verse du nectar
Dans la saison la coupe de mon coeur sera pleine
Comme les abeilles je serai frénétique d’amour au parfum
Des roses et des mimosas.
J’étais en contemplation et la contemplation
M’a dit : jamais dans la paresse on fait fortune
La rose du bonheur fleurit au bout de la peine
Bois le nom de dieu tu sortiras vainqueur.
N’avions-nous pas vu que les richesses du monde cachent
Des désastres et des malheurs à répétition
Le soleil qui nous éclaire et nous chauffe n’est-il pas le même
Qui assèche les plaines désertiques.
O toi coeur peiné viens
O toi âme perdue viens
Si la porte de la foi est fermée prends le chemin de l’amour
Là dedans la lampe de dieu est allumée.
Si tu veux apprécier les pâturages monte aux sommets
des montagnes
Si tu veux voir les étoiles regarde le ciel de l’été
Et si tu désires comprendre les nuages ferme les yeux et apprécie la pluie.
La souffrance a son côté mystérieux
Le désespoir a sa mélancolie
Et la mort fascine par la peur ou la joie
Suivant qu’on attend le paradis ou l’enfer.
Eloignez vos tentes et rapprochez vos coeurs
Comme l’arbre isolé
La femme stérile est seule avec sa douleur
Parce que l’égoïsme des autres pèse lourd sur ses épaules
Parce que souffrant dans sa chair
Elle pleure la Lune et prie Venus
Son souhait est d’enfanter un rayon pour donner du repos à son coeur.