La nuit du monde semée de désirs
Prendrait-elle un jour sens
Hors de nos appétits
Et le portail de notre nuit
trouée de misère
Aurait-il jamais un avenir
Hors de notre bouche.
La nuit du monde semée de désirs
Prendrait-elle un jour sens
Hors de nos appétits
Et le portail de notre nuit
trouée de misère
Aurait-il jamais un avenir
Hors de notre bouche.
Bras d’homme
Et point d’homme
Force de frappe dans la mêlée
Corps en embuscade
et rivière de colère dans le coeur
Promesse broyée
Chacun livre sa bataille.
Vrais lumière désirant le jour
Mais pour toujours l’a assombrie
L’ombre du dragon fuyant sa propre nuit
Le monstre à la figure des ténèbres
Choyant son désir comme un objectif
a atteindre.
Le soleil mère de lumière
En sa matrice la lumière est
Déjà commencement déjà finalité
Prêt à nourrir et à éclairer
Et toujours renouveler
Et premier attendu.
La vraie lumière mère
Celle qui jaillit du jour
Et celle là qui conduit la nuit
Celle d’où chaque esprit prend racine.
Celui qui dort auprès de la lune
Chante la valeur de venus
Hume le parfum de la voie lactée
Et répond à l’appel des étoiles
Se voue au décompte des heures
Et se transforme en berger en gouttes de rosée
Pour ne pas rester seul.
Après le couchant
Toutes les victoires du jour éteintes
De la vallée monte la nuit
au son d’un chant vieux comme
le monde
ivre d’anonyme
Tournant toujours autour de la terre
vers la maison noire des profondeurs.
Rose de sable
Toujours brillante
Toujours changeante
Au grés des vents
Rose indigo au parfum du Litham
Entre soleil et lune
N’es-tu de jour
Brillance aux souvenirs.
Car ce qui a été dit
sera fait
Et ce qui est fait
sera écrit
Nous n’aurions pas trop de feuillets
Pour le traduire
il faut juste l’eau de la mémoire
Pour donner un peut justice
a la nuit égorgée.
Les sauterelles ont dévorés
les herbes
Les moineaux ont dévorés la graine
Seule l’araignée tisse des toiles
a cacher la misère
la toile éphémère de la vie
Qui capte fil par fil
les mauvais songes.