Au bout de minuit une torche allumée
Nous éclaires encore le chemin
Les soleils étalent leur éternel été
Quelque part la vie est jalouse.
Au bout de minuit une torche allumée
Nous éclaires encore le chemin
Les soleils étalent leur éternel été
Quelque part la vie est jalouse.
nous avons bu le nectar
En échange de notre parfum
Que la plaine cent déchirée
Nous est bonne
bon gré mal gré.
Qui accueille s’enrichit
Qui exclut est inconscient
Qui embellit est beau
qui abaisse est déjà bas
Qui oublie est déjà corrompus
Qui écoute se souvient
Qui vit du malheur des autres est malheureux
Qui essaye survit .
Lorsque l’encre coule
Monte en nombres les mots écrits
Lance dans le ventre
et rouille dans l’esprit
L’espoir à fond de l’abîme
Chaque horizon exhale sa douleur
Pendant que les monstres se ruent
se repaissent de chaque coeur.
Le poids de la peur
de la douleur et de tristesse
Un trou noir sans fond
à jour ouvert
à corde tiré
Au plus fort du désir
les têtes tombes
des pleurs jusqu’au coeur fendu
Il reste juste le coeur de pierre
le coeur de bois.
Quand arrive la catastrophe
Nous restons sans voix
Mais la catastrophe n’arrive jamais seule
Pleures des enfants et coeurs des mères
la terreur toujours en avant première
Du corps empaillé des yeux hagards
pour fixer chaque heure
et chaque jour
le notre
l’enfer.
Consens à la vie
C’est là le creusé d’où germera la graine
Ton espoir de vivre en plein air
Que passera un jour le chemin
A ton regard
A ton voyage.
Ne laisse ni tes mots
ni ton nom en ce lieu
Ni même la chaleur de ton esprit
Mais quelques traces écrites sur le sable
Afin qu’un jour le vent les transformera en cathédrale
Au rythme des transhumances
A ton silence o désert
et trace ton chemin.
Le soleil est là
d’où jaillit le souffle vivifiant
Sans qu’on tourne la roue
Autour de soi autour de la vie
Et droit aux racines les ondes et les rayons
Résonnant comme la vie
le soleil est là.
Le milieu de chaque chose
est le centre de son oeil
Là où
D’où viennent les tressaillements
de chaque souffle
de chaque marche.