Voici l’horizon
Tiré par le char des rayons
Et l’éternité des temps
Monte les sentiers et la descente
d’un cortège des parfums
A arrosé le néant.
Voici l’horizon
Tiré par le char des rayons
Et l’éternité des temps
Monte les sentiers et la descente
d’un cortège des parfums
A arrosé le néant.
L’astre irisé
Déploie sa lumière
Comme un feu d’artifice géant
Dans des plies des crépuscules
et les aurores écarlates
Précèdes toutes demandes
Aux prières des uns et des autres.
Où est le lien
Entre la force et la souffrance
L’homme usé par les maux de la vie
attend toujours l’abondance
mais la fortune immobile tarde
a venir le verbe lisse et tendre
ne donne pas de l’espoir.
L’innommable s’entremêle à la folie
La force imprévisible s’abandonne
au frôlement des abeilles
Le tumulte joue les trouble faites
L’insolite aux aguets
et la misère peint ses fresques sur le désespoir.
La folie éclabousse les atours
La raison force la racine
Et l’ivresse trompette des désirs
La bonté aux calandres grec
La force terrorisée s’abandonne dans
la paresse.
Je déroule les chemins
Sans ambages ma parole
Contre la leur aux prises
Avec la misère quotidienne
Car je bâti des cathédrales de syllabes
La graine va fleurir.
Dans la plaine
L’homme laboure l’espoir
Brides en pleines mains
Il conduisait sa destinée
Ni le vent ni la chaleur
ne l’ont dissuadé de voir plus loin
que sa propre misère.
Il faut enrouler les cordes du bonheur
ET les tirer de l’ombre
Par le geste noble du sourire
et de la bonté
Et donner au rêve les ailes de l’ange
par l’itinéraire des étoiles.
Les génies refusaient la déchéance
En plein jour l’homme seul levait le bras
Il savourait la victoire passé
et les souvenirs datant.
Que faut-il pour valider le désir de changement
Quel prix faut-il encore payé
Le prix de la vie où le prix du sang
A l’exclusion de toute autre solution
Le songe battait encore les dunes.