Au regard de tous
Sur ta voie
Avec les yeux du loup
il à fermé les horizons
J’étais là comme revenant
La brousse brûlait.
Au regard de tous
Sur ta voie
Avec les yeux du loup
il à fermé les horizons
J’étais là comme revenant
La brousse brûlait.
Les choses s’envolent au-dessus de nous comme des rêves
Nous prenons ce qui nous arrive sans le choisir
Et prennent ce q’elles veulent de nous
En marchant vingt ans la fatigue prend le coeur
Par mesure d’économie
Nous à l’agonie.
L’oued encombré du bétail hier est vide
Aujourd’hui de tout espoir
était envahie de son de cris le campement
Solitaire la vie nomade comme un acacia
l’ombre accueillante de nos camps
Comme le rire de nos mères
il y a trente ans
Hier les enfants ont arrêté de joue a cache cache.
J’ai dormi du sommeil d’un mort
Dans la chambre close
et lorsque le soleil s’est lever
j’ai trouvé mes soucis dans ma main
Deux murs dressés je me suis rappelé
Que nos rêves étaient d’hier.
Le vent à emporté la nouvelle
Et depuis chacun disait adieu à son âme
Hier dans la brise de l’horizon
Aux couleurs sable j’ai vu le soleil se lever
Il était blanc et jaune
j’ai eu envie de le saluer
Le seul bonjour qui me restais pour la vie.
Entre les fractions s’élève un mur
Qui invite à découvrir les regards de feu
En quoi sont-ils différent
Chacun brandit son sabre
Malgré la proximité
Et l’excellence de la pauvreté.
Dans l’oued Le soleil cuisait comme
Un chaudron les deux trois acacias
A l’horizon Une silhouette inconnue
Dans l’air de tadjemé
Je croyait à la paix mais des obus
pleuvaient comme une pluie
Sous la nuit étoilée que mon grand-père
regardait jadis.
L’hélicoptère a survolé Tigargar
Et lancé des bombes
Près de tadjenoute Du bout du regard
je raclais l’horizon le sable dans les yeux
Et chaque pas la misère coulais
Et devenait une grande douleur
Dans l’oued quelques camps
Cuisaient au soleil.
épuisé par succession des lunes
Les saisons montent l’horizon
Et à la fin de chaque été la mort
est en attente
comme l’écorce au tronc
inséparable.
Le feu de son amour le dévore
La vie l’auréole d’un éclat sombre
épuisé par sa marche et le désir
sans fin de grandir
Il tombe dans l’attente.