ⴰⵎⵔⴷ

Une dernière fois nous sommes agneaux

Ils pensent tous que nous nous relèverons

mais le poids des ans et de la douleur

nous aplatis les mains sur la nuque

Nous somme a plat ventre comme des lézards

au soleil et laissons le temps passer

un jour viendra.

ⵜⵙⴼⵜ

Pour se reposer avant le service macabre

nous descendons les épaules de la douleur

Et nous laissons sous le soleil nos mémoires

Vers le matin ils dorment encore nos mort

Dans d’autres chambres décorés de misère.

ⵢⵏⵏⴾⵎ ⴵⵏⵏ

La porte d’une nouvelle ère

ouvre sa poitrine devant nos yeux

un jour viendra le jour des comptes

le jour des retours

un jour viendra où chacun voudrait revenir

mais le jour d’avant hier court toujours

un jour viendra comme celui de demain

qui est déjà dans nos mémoires.

ⴰⴷⵏⵉ

Nous ne savions pas qu’il y avait des mots

Mais qui flottaient dans le vent

Et parlaient chacun sa langue

La route n’était pas encore ouverte

Mais au fond de la vallée la gorge était ouverte

Nous n’avions pas de désire

Mais des souhaits.

ⴰⴶⵎⴹ ⵏⵜⴼⴾ

Déjà quand nous étions au berceau

nous parlions de cela

Nous n’avions pas encore de repères

ni de regards à juste dire

Nous n’avions que des cris d’oiseaux

comme paroles nous le savions déjà

Nous flottions dans la matrice de nos mères

nous le voulions .

ⵜⵗⵎⵜ

Chacun sait quand il est assis

Définitivement chaque arrêt

à son assise sa fondation

Une sorte d’encrage dans le passé où dans l’avenir

Mais il n’a pas de bouche ni de coeur pour me le dire

Son esprit voltige comme un voyage sans fin.

ⴰⵙⵏⵜ

Le commencement à gauche

de toute vérité de toute humanité

Là dans la partie visible de chaque matin

entre les regards et les désirs

Et tous les plaisirs soutiennent l’horizon.