Les lignes sont défoncées
les chemins embrasés
les esprits enflammés
Les coeurs démontés
les maisons en feu
Tous est en deuil .
Les lignes sont défoncées
les chemins embrasés
les esprits enflammés
Les coeurs démontés
les maisons en feu
Tous est en deuil .
Dès les premières lueurs Nous sommes partis
Nos ombres tiennent la route
Et la pénombre derrière la nuit
La lumière est dans nos coeur
pour le but à atteindre
le pâturage au bout de la plaine.
Il donnait sa part au vent
il attendait sa route
il voulait le jour il chantait la vie
sa vie la vie de son point de vue
il était gardien des sentiers
et des rêves.
Jalousement nous envions les oiseaux
Leur légèreté au vol
leur prudence dans la plaine
et leur grand esprit collectif
Nous leur envions leur simplicité.
Ils sont partis en transhumance
les guerriers des pâturages
ils cherchent l’eau la paix
à l’ombre des montagnes.
Nos lignes sont enfoncées
dans nos esprits beaucoup de recule
Beaucoup de manque
manque de perspectives d’avenir
manque d’espoir juste la peur
qui grandie et l’incompréhension qui
ferme les yeux.
Nos traces sur nos yeux
chaque horizon un gémissement
Chaque sentier l’eau de nos coeurs
et soleil le feu qui brûle nos tentes
Douleurs et rêves se mélangent
comme l’eau et l’écume.
Oued par oued nous égrenons
nos douleurs chaque montagne
le disait la misère de nos campements
Qui ont soif et peur et même les acacias
tremblent à la vue de la nuit qui approche
nous sommes seul face à la colère
de mangeurs de nos coeurs.
Les routes tristes les chemins pleurs
et les plaines coulent comme
de la colère la campagne chauffe
les montagnes brûlent.
La tête de l’eau commence dans les nuages
Et la rivière son corps que
chacun attend avec beaucoup de soif
L’eau coule quand les tonnerres grondent
et quand les lampes du ciel s’allument.