Tu connaîs tu apprends
Tu sais tu es modeste.
Tu connaîs tu apprends
Tu sais tu es modeste.
Attache des nuages et des tempêtes
Nous ne lâchons pas d’un pied
Sur ce que nous avons construit
Dans le creux des saisons
Aux coeur de la grande floraison
Les pousses garderont la mémoire
Repousseront les germes les roses
De la nostalgie principale.
L’opinion d’un vieillard
Vaut mieux que le témoignage d’un jeune homme.
Chanter c’est exprimer
Et danser c’est partager.
Quand la mémoire tracera la fissure
Dans la pierre la parole donnée
Le fruit du Balanite se rappellera
Nos souvenirs s’en souviendront la clef perdue
l’aube d’un millénaire à genoux
Un gémissement de l’intérieur déchirant les poumons
A l’heure où chacun cherche sa voie
En un régime de palmier suspendu
Un jour d’appel là-bas dans les limbes de la vie
Sans l’ombre d’ici que la notre la misère au museau du chameau
Pour prendre pieds dans la plaine est avenir demeure.
Mille oiseaux dans les airs
n’en valent pas un dans ta main.
Voir c’est écouter
Ecouter c’est comprendre.
Te rappelles -tu du tourbillon
Rotation d’ondes rondes de lune pleine
Désir des transhumances de vol au travers des tempêtes australes
jusqu’à cette plage désertique
Où le nomade s’échoue grain parmi les grains
Désormais livré au silence aux marées de l’horizon
tel un enfant égaré pleurant à l’appel de sa mère
Mère première.
C’est avec un oiseau
Qu’on en chasse un autre.