Mort riche où pauvre
c’est toujours la mort.
Mort riche où pauvre
c’est toujours la mort.
une rose
je dirai la fleur de la vie
je ne dirai pas quand et comment
mais ici et demain sur ma mémoire
sur ma monture un drap de rayons.
Le long sommeil de la mort
est un repos pour le corps.
Le sommeil est une petite
mort.
Peut-être il se peut que dise à ma nuit
prends-moi
ma marche mes soleils féconds crient
mon chemin.
Chacun sais qu’il va mourir
mais pas beaucoup qui sont près.
Avant de rentée la mort
ne frappe pas à la porte.
Pieds par pieds avancent les jours
ma tête dans une tente
voyage et retraite
au bout la chute ascension
ô folie d’un tyran.
Mourir pauvre où mourir
riche la mort a toujours
le même goût.
Chaque souffle de l’homme
le rapproche de la mort.