Merci celui qui me laisse seul car
il rend à moi-même.
Merci celui qui me laisse seul car
il rend à moi-même.
L’homme n’est jamais seul que lorsqu’il
est en face de lui même.
Touffes d’herbe emportée
Au bout des talons en plein vitesse grande
montagne qui stop
Devant l’horizon s’ouvre l’espace
derrière haletant encore la course
Stupéfiant silence alors jaillit d’entre les brindilles
fendues le jour la fontaine de lumière.
Qui chante dieu devient prophète
Qui scande la sottise devient sot.
L’école du sage est sans arguments
L’école de l’intellect est plein de théorèmes.
Le baobab
Fidèle à sa réputation d’être grand et fort la tête dans les pieds
Ne plus bouger d’un mètre jusqu’à la fin du temps
Oui fidèle à soi qu’à la promesse de faire de l’ombre
Accueillir tempêtes et orages par la couronne du vent
Accueillir la pluie et le soleil
Fouiller le temps et caresser la nuit
Endurer les heures comme le ravage de la vermine
Perdurer coûte que coûte alliance du ciel et de la pierre
Contre tout attentat humain
A la flamme au venin
Dévisager la lune fixer l’horizon
prêter le flanc aux coups de la vie
C’est ça être un baobab être paré jusqu’aux graines du coeur.
Les vraies paroles ne brillent pas
Les belles paroles ne sont pas toujours la vérité.
Ce que nous aimons chez nos amis
C’est qu’ils nous entendent.
Ici la roseraie les dieux y ont caché leur secret
De nos veines nous avons tracé les chemins de roses
Puis nous avons chanté de la flûte à la lyre
Sous l’incroyable azur et même la cigale a approuvé.
Perdre sa foi est une grande perte.