Soif et faim au désert sont emprunts
Sur le seuil du Ténéré nous courons
Rien sinon la nostalgie mêlée au vent
Des cailloux aux ergs courbés en plaine
Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade
Seul le mimosa signe l’autre rive.
Soif et faim au désert sont emprunts
Sur le seuil du Ténéré nous courons
Rien sinon la nostalgie mêlée au vent
Des cailloux aux ergs courbés en plaine
Sans la brise de l’harmattan le chameau en embuscade
Seul le mimosa signe l’autre rive.
Face à dieu face à la fatigue et à la mort
les hommes sont égaux.
La vérité est multiple est unique.
Tant que parle notre étonnement vente nos sens
Sera ce que à temps nous n’aurons pas voté
Ce que des vivants nous n’aurons pas entendu
Ce qu’aux mourants nous aurions dit
Désert vallée au double du Sahara
Chante la nostalgie qui veut danser.
Connais toi toi-même tu connaîtras les hommes.
Le silence du coeur est nécessaire pour écouter
le murmure de dieu dans les limbes de l’âme.
Nous avons contourné le printemps la floraison
à ne plus mourir de confusion à laisser libre
Dévaler vers la plaine où l’horizon en chute de plumes
creux de silence reflet du nuage entre cime et feuillages
Nous sommes observateur du haut de notre regard
Et le mot est dit et tu renaîtras sur un autre sommet.
Si tu ne trouves pas d’ami sage pour marcher
avec toi fais la route seul vers ton but.
Un sage ne se reconnait pas à sa taille
mais par son accomplissement.
Défiant le temps la pierre s’ajuste à l’impérissable
La nuit qui presse s’émiette contre ses propres horizons
Ancrée dans la résistance la pierre nous laisse à nos rêves
A nous les restes les souvenirs
Les désirs des grains dans un monde assoiffé.