Sur le chemin de la chèvre ne doit pas
pousser la salade.
Sur le chemin de la chèvre ne doit pas
pousser la salade.
L’instant même où le fruit du ciel
Est mûr et en offrande à la terre
Chaque espace retrouve sa rondeur
L’été aux rayons Et l’horizon cueille les fleurs
Et les abeilles au miel de chaque étamine.
L’or des désirs appartient
a tous les rêveurs.
l’eau dormante cache
toujours une vie sécrète.
L’ombre éparse des acacias
Qu’un vol de sauterelles découvre
Et le jardin des sécheresses
Sans clôture sans sources
Et midi seul maître des lieux
Rétablit son règne.
l’enfant même infirme
reste le fils de ses parents.
L’eau même chaude reste
la mère de la vie.
Le vent est passé
Rides sur le sable
Le renard est passé traces sur la dune
La plaine sous son voile reste la même
Lorsque le midi revient à ce qu’il était hier
Les rayons glissent sur chaque surface.
croire mieux vaut encore
voir.
Mieux vaut boire de l’eau tiède
Qu’avoir soif.