Il n’y a pas plus vaniteux
que le vaniteux lui-même.
Il n’y a pas plus vaniteux
que le vaniteux lui-même.
Le vaniteux gonfle toujours
son vécu.
Pour transformer le désir
en réalité et la branche en
arbre vert
Ce désir qui nous poursuit
crève la table du sable
avec la frénésie de la gerboise.
Le ciment d’une société
c’est son honnêteté.
La pudeur c’est ce qui reste au pauvre.
Des ergs à traverser
des dunes à replier
des plaines à parcourir
Elles étaient le jour la nuit
Et mon désir attise le souvenir
Pour embellir les trouvailles.
être aux avants postes
de la honte.
La pudeur est l’habile
du pauvre.
Dans le silence
Le vent crépite
comme un chuchotement
Dans les étoiles
Brûle les efforts des saisons
comme des souvenirs
Dans chaque horizon.
La pudeur un bon instrument
pour rester digne.