L’avare est le premier
à croire faire des économies.
L’avare est le premier
à croire faire des économies.
Le monde court court
Vers une descente sans fond
Les grandes instances se voile le visage
et même les rêves sont au cachot
On a plus que nos yeux pour pleurer.
Chaque crépuscule annonce
La venue de sa nuit.
Les pigeons restent saint et sauf
en face du chat qui miaule.
Dans la grande débâcle
de ce millénaire
L’horloge du temps est défectueuse
Nous sommes des malades des envahis
Par une horde venue des tempêtes
Qui brise nos reins.
Le dernier mot revient toujours
à dieu.
La réussite d’un chasseur qui
suit deux gazelles a la fois est nul.
Le troisième millénaire lave ses cheveux
dans nos larmes de peur et dans nos douleurs
Puis il prend tranquillement nos vies
Et attend nos sépultures
du service d’abandons.
La colère allume les feux
sans comestible.
L’avare est aussi fière
de son avarice que du riche
de ses biens.