Sous chaque pierre
une douleur une blessure
sous chaque pierre des pleures
la tête d’un enfant
toute la montagne est devenue
un cimetière a ciel ouvert
la peur toujours au sommet.
Sous chaque pierre
une douleur une blessure
sous chaque pierre des pleures
la tête d’un enfant
toute la montagne est devenue
un cimetière a ciel ouvert
la peur toujours au sommet.
Le chameau sais ce qu’il de bon
dans l’acacia.
La chèvre se méfie du chacal.
Les tempêtes soufflent
le vent descend les collines de nos esprits
vers des montagnes a l’orée de nos désirs
et nous ramène des nouvelles des grands espaces
de nos âmes ils ont soif il faut boire .
Le petit du lion sens déjà
le fauve.
Celui qui n’est pas un lion
est dévoré par les lions.
Les portes s’ouvrent sur des charniers
des yeux et des estomacs
le regard se porte sur la tête d’un bébé
sans corps sa mère en lambeaux
de l’autre côté de la porte
horrible vision de l’enfer.
Quand on parle du chacal
on pense à la ruse.
Quand tu parle de l’hyène
prépare ton bâton.
Elles descendent les chemins
le long de nos mémoires
par chauffe et par colère
elles creusent nos esprits par de pioches
des déchirures dans nos coeurs
elles plombent nos désirs et tuent nos enfants.