Celui qui a des dents ne
se laisse pas mordre deux fois.
Celui qui a des dents ne
se laisse pas mordre deux fois.
Le plaisir et le désir
prennent la place
et les chamelles blatèrent
l’envie et l’espoir se bousculent
dans l’oued il manque toujours de l’eau.
A un bébé on apprends pas
à mordre.
L’édenté crois toujours
qu’il peut mordre.
La brousse est malade
la route éternue
la plaine vomi sa poussière
la fièvre fait rage dans ces plateaux
où chacun a peur même de son ombre.
Ce monde n’est que la transition
vers le monde réel.
Dépouille-toi des ornements
de cette vie car nu tu est venu
nu tu repartira.
Les pauvres attendent
la misère et rêvent du ciel
du jardin de délices
ils ont tous un souhait que leur condition
change et manger à leur faim.
Chacun y va de son regard.
Ce monde éphémère
est maudit car on ne voit plus
que le désir de se remplir la pense.