La fièvre chauffe les fours
les corps brûlent les coeurs pleurent
Sur chaque foyer un mirage plane
dans chaque regard une peur
la peur de succomber au mal
qui se faufile dans l’air de chaque rue.
La fièvre chauffe les fours
les corps brûlent les coeurs pleurent
Sur chaque foyer un mirage plane
dans chaque regard une peur
la peur de succomber au mal
qui se faufile dans l’air de chaque rue.
Ton héritage n’est pas
le fruit de ton front.
La coutume veut que chacun
suit à la lettre les traces de ses
ancêtres.
Chaque jour la fin d’une vie et le début
d’une autre chaque nuit les mêmes
gestes la même respiration
chaque jour un monde ouvert à tous
les pronostiques fidèle où pas
et l’autorité supérieur garde le même fil.
Il est bon de mourir entouré
des siens.
la naissance est la signature
d’avance une mort certaine.
Ils sont fatigués les pâturages
L’eau abonde par son absence
les chèvres boudent la plaine
et les brebis appellent le berger.
Entendre ne veut pas dire comprendre.
La langue du chien pend
même si il n’a pas soif.
Nous vivons pour voir
nous vivons grandir
Tous ces espoirs nous les vivons
nous les voulons
nous attendons que le ciel nous
donne la permission de vivre.