ⵜⵎⵜⵏⵜ

Les morts ne témoignent plus

ils sont devenu terre et poussière

chaque souvenir de leur vie s’est envolé

ici et là

comme les vents de la saison passée

jusqu’au dernier rassemblement.

ⵏⴹⴵⵏⵏ

Hier au matin j’étais en pleurs

j’ai cassé ma canne

par terre la trace de ma douleur

le vent la transformait en souvenir

et comme si montait une prière

j’étais un homme qui deviendras poussière.

ⴰⵎⵏⵉ

c’est le divin dans sa fabrique

sacrée qui à fait de nous ce nous sommes

peut-être d’argile peut-être de lumière

et d’un souffle qui soulève les tempêtes

de nos coeurs qui arrosent notre vie.

ⴰⵙⵜⵏ

C’est toi qui as cassé ma lumière ô mon dieu

tu m’as fermé les portes de la clarté ô mon dieu

Ma torche ne brûle plus ô mon dieu

Soit mais comment trouver mon chemin

par les hasards des nuits.

ⵜⵎⵙⵜ

Moi tant que j’ai vent qui caresse

mes joues sous l’ombre d’un acacia

auprès d’une mare avec la plaine qui

s’étant au loin avec comme décor les chamelles

et les cabris je suis heureux je ne demande pas

beaucoup au monde.