Pieds par pieds avancent les jours
ma tête dans une tente
voyage et retraite
au bout la chute ascension
ô folie d’un tyran.
Pieds par pieds avancent les jours
ma tête dans une tente
voyage et retraite
au bout la chute ascension
ô folie d’un tyran.
Page par page le temps de la vie
passe écrit par l’encre de nos mémoires
et par le stylo de nos peurs
un livre de nos douleurs dans les archives
suspendues dans la lune.
Devrais-je m’habiller du doute pour
brûler le soupçon de la ruse de satan
les horizons je les ai exploré
feuilles par feuilles par le goût
du vent dans mes cheveux.
Je devrais peut-être
coudre les nuages et boire l’eau de mes yeux
pour cueillir une brasse de vent
dans la coupe de ma mémoire.
l’univers en est la face
l’horizon sa porte
sa terre le champs des étoiles
et la lune sa chef par la serrure
du temps.
La mort me conduisit vers sa demeure
et m’abreuva de son élixir
la ténébreuse fut notre seul logis
je vois l’abîme vêtir les cils de l’horizon
comme d’un voile de peur dans la nuit close.
Ma nuit saigne et se déchire
entre ce que je vois
et ce que je crois.
Je chante et m’intronise le vent
camarade des chemins impossibles
aux descentes des horizons
les voles de mon âme flottent la rosée.
hier mon plaisir diffère
d’un souvenir errant
et la grandeur du ciel reste toujours
la même par les tresses indolentes de mes rêves
le bras de ma mémoire au coude de ma nuit.
Je sais que la soif diffère
de l’humidité de la forêt
le sable du désert dans mes yeux
court ma douleur et la peine dans mes jambes
à côté d’une source errante.