Coude contre coude
Grincement des cris
Coude dans la gorge
Tesson dans la main signant le sang
Le sceau rébellion
Le coude dans le tournant
Le malheur remous dans le coeur
Comme une marée qui frappe la berge.
Coude contre coude
Grincement des cris
Coude dans la gorge
Tesson dans la main signant le sang
Le sceau rébellion
Le coude dans le tournant
Le malheur remous dans le coeur
Comme une marée qui frappe la berge.
La vérité fait tomber les masques mais est-elle toujours bonne à dire.
Parfois au plus profond du désespoir arrive le salut.
Douleur tue
Désespoir bu
Se livrer à la nuit
Est-ce déjà trahir
Tout mensonge semence plantée
Toute naissance espoir voulu
Frayeur misère dans l’embryon
Eternels soucis.
Le mystère est grand de celui qui ne se livre pas.
Celui qui voit son défaut est moins attentif à celui des autres.
La ville outragée
La cité piétinée soleil égorgé
La lune indignée
Tombouctou saccagée Tombouctou réduite au silence
Tomboutou humiliée ni imam ni mosquée ne parlent la langue des manuscrits qui ont servi à allumer les foyers les fours crématoires des mains coupées
Les veillées dans les cours sont remplacées par le grondement des grenades
les rades de vent remplacées par les rafales des calachs armes de prédilection des bourreaux
Tous barbes en rideaux et mauvaise intention en bandoulière enrôler un enfant
Et fouetter une femme sans défense pas besoin de motif juste l’orgueil
La terreur à la bonne école
Egorger un être humain chose facile
Tombouctou crie sa douleur son indignation sa colère au monde entier.
Quand l’euphorie ouvre la voie de la joie
La source des larmes n’est plus loin.