Batir un royaume
Au prise de la vie de chacun
Sur les cailloux qui ont saigné leurs coeurs
Et les genoux de nos grand-mères
De l’illusion à la misère.
Batir un royaume
Au prise de la vie de chacun
Sur les cailloux qui ont saigné leurs coeurs
Et les genoux de nos grand-mères
De l’illusion à la misère.
Les orages grondent et moi je gémis dans le silence
Car Dieu aime le silence.
Il a vendu sa vigne et achaté un pressoir.
Quand se tait soudain la plainte du jour
L’espace est empli des choses qui meurent qui vivent
Tombant en cascades un long filet d’ombres
Ouvrent les rochers de la profondeur de la nuit
le vallon s’écoute et entend l’écho
D’immémoriaux battements de vie.
L’homme le plus intelligent est celui qui trouve
Le plus d’excuses aux autres.
Le mort reste vivant dans l’esprit des vivants
donc il ne meurt pas tout à fait.
Pétale lisse au toucher
Soumis aux mille caresses des rayons du soleil
A toi-même transparent et cristallin
Tu caresse la vue avec un rêve
Seule la lune éclaire l’étang de l’horizon
D’ou s’envol le pélican de l’âme vers l’infini déjà fini
Au dedans de toi o rose.
Lorsque le pauvre a faim il prie Dieu
Et le riche déborde d’ingratitude.
Les fers des lances sont aiguisés par les épreuves de l’intéligence.