Le ventre de l’homme
le mène loin dans son imagination.
Le ventre de l’homme
le mène loin dans son imagination.
Il se distrait des vols de plumes
Pour oublier la nuit
La nuit des pleurs
Il se distrait en comptant sur ses dix doigts
Le temps de répit
Le temps de rêve.
Le ventre du monde c’est l’océan.
Un ventre qui a faim n’a point
d’oreilles.
C’est un autre regard
de la déchéance
Il ne reste que des lambeaux
La chute est visible
Tous ont le mal du coeur.
Les meilleurs se cachent toujours.
La foule suit les vainqueurs.
Lorsque tu fait du drapeau
des rubans en couleur sang
Des gouttes se sont envolée
La rivière des larmes a coulée
Entre ton regard et mon coeur
J’ai donné ma main.
Le pauvre attend toujours
un jour avenir.
Celui qui est vainqueur
parade.