L’eau même chaude reste
la mère de la vie.
L’eau même chaude reste
la mère de la vie.
Le vent est passé
Rides sur le sable
Le renard est passé traces sur la dune
La plaine sous son voile reste la même
Lorsque le midi revient à ce qu’il était hier
Les rayons glissent sur chaque surface.
croire mieux vaut encore
voir.
Mieux vaut boire de l’eau tiède
Qu’avoir soif.
D’un oubli à un autre
Apre réalité toujours en suspens
Peur de lointains souvenirs
Condamné au pieds du mur
Des pailles éparpillées
En signe de l’instant
D’envol d’une chauve souri
Vers la plus profonde caverne
prison du monde
Qui attends un autre guide
Qui n’est pas la terreur.
Quand la fourmi doit disparaître
elle devient éphémère.
Le grain de mil finira toujours
sous le pilon au fond du mortier.
Avant-goût de la soif
Avant goût de la faim
Si tu oses encore franchir
La rive du fleuve et le champ de blé
jusqu’aux plies du désir
Où gît le plaisir de chaque esprit
Comme les rides des coloquintes asséchés
Et les fissures des terres violées
Au bout du sentier brûlé
Désespoir et douleur enfin retrouvées.
La beauté de la bouche
est dans la vérité qu’elle prononce.
D’en haut le regard ne peut que
percevoir l’ensemble d’un paysage.